Blog de César Salgado

Carmen (Bizet): “La fleur que tu m’avais jetée” (Björling, Di Stefano, Pavarotti)

Tres grandes interpretacións para unha esixente aria da ópera “Carmen” (acto II, escena V), composta por Georges Bizet (1838 - 1875). O texto tomeino de opera.stanford.edu e pode verse un vocal score na Indiana University Digital Library, neste enlace, desde a páxina 199 ata a páxina 203 (thank you all for sharing culture!).

1. Jussi Björling:

La fleur que tu m’avais jetée
dans ma prison m’était restée,
flétrie et sèche, cette fleur
gardait toujours sa douce odeur;
et pendant des heures entières,
sur mes yeux, fermant mes paupières,
de cette odeur je m’enivrais
et dans la nuit je te voyais!
Je me prenais à te maudire,
à te détester, à me dire:
pourquoi faut-il que le destin
l’ait mise là sur mon chemin!
Puis je m’accusais de blasphème,
et je ne sentais en moi-même,
je ne sentais qu’un seul désir,
un seul désir, un seul espoir:
te revoir, ô Carmen, oui, te revoir!
Car tu n’avais eu qu’à paraître,
qu’à jeter un regard sur moi,
pour t’emparer de tout mon être,
ô ma Carmen!
Et j’étais une chose à toi!
Carmen, je t’aime!

2. Giuseppe Di Stefano (1955):

3. Luciano Pavarotti (anos 70):

Marzo 31, 2008 Posted by César Salgado | Bizet, Music, Opera, Vocal music | | Non hai comentarios

Carmen (Bizet): “Près des remparts de Séville” (Agnes Baltsa, José Carreras)

Un fragmento precioso, e moi difícil de cantar, da ópera “Carmen”, composta por Georges Bizet (1838 - 1875). Así o cantaba, no 1987, a mezzosoprano Agnes Baltsa co tenor José Carreras:

Acte premier. 10. Chanson et Duo

Carmen [avec intention en regardant souvent Don José qui se rapproche peu à peu]
Près des remparts de Séville
chez mon ami Lillas Pastia,
j’irai danser la seguedille
et boire du Manzanilla,
j’irai chez mon ami Lillas Pastia.
Oui, mais toute seule on s’ennuie,
et les vrais plaisir sont à deux;
donc pour me tenir compagnie,
j’ammènerai mon amoureux!
Mon amoureux!.. il est au diable!
Je l’ai mis à la porte hier!
Mon pauvre coeur, très consolable,
mon coeur est libre comme l’air!
J’ai des galants à la douzaine;
mais ils ne sont pas à mon gré.
Voici la fin de la semaine:
qui veut m’aimer? je l’aimerai!
Qui veut mon âme? Elle est à prendre!
Vous arrivez au bon moment!
Je n’ai guère le temps d’attendre,
car avec mon nouvel amant
près des remparts de Séville,
chez mon ami Lillas Pastia,
j’irai danser la seguedille
et boire du Manzanilla,
dimanche, j’irai chez mon ami Pastia!

José
Tais-toi, je t’avais dit de ne pas me parler!

Carmen [simplement]
Je ne te parle pas, je chante pour moi-même,
je chante pour moi-même!
Et je pense! il n’est pas défendu de penser!
Je pense à certain officier,
je pense à certain officier qui m’aime
et qu’à mon tour, oui, qu’à mon tour
je pourrais bien aimer!

José [ému]
Carmen!

Carmen
Mon officier n’est pas un capitaine,
pas même un lieutenant, il n’est que brigadier;
mais c’est assez pour une bohémienne
et je daigne m’en contenter!

José [déliant la corde qui attache les mains de Carmen]
Carmen, je suis comme un homme ivre,
si je cède, si je me livre,
ta promesse, tu la tiendras,
ah! si je t’aime, Carmen, Carmen, tu m’aimeras!

Carmen
Oui.
José
Chez Lillas Pastia,
Carmen
Nous danserons
José
tu le promets!
Carmen
la seguedille
José
Carmen…
Carmen
En buvant du Manzanilla,
José
Tu le promets…

Carmen [à peine chante, murmuré]
ah! Près des remparts de Séville,
chez mon ami Lillas Pastia,
nous danserons la seguedille
et boirons du Manzanilla,
tra la la la la la la la la la la
tra la la la la la la la la la la la.

Texto tomado do libretto en opera.stanford.edu… Thank you all for sharing culture!

Febreiro 12, 2008 Posted by César Salgado | Bizet, Music, Opera, Vocal music | | Non hai comentarios

Alfredo Kraus canta “Je crois entendre encore” (1970, 1958)

Gracias ó canal en YouTube de operabeauty podemos escoitar a un dos grandes tenores do século XX, Alfredo Kraus (1927 - 1999), cantando maxistralmente unha dificilísima aria da ópera “Les pêcheurs de perles”, composta por Georges Bizet (1838 - 1875).

O vídeo é un extracto dun concerto gravado no 1970, cando Kraus estaba en plenitude de facultades. Comeza un pouco antes da aria, nun sitio un pouco raro para facer un corte, pero a interpretación merece a pena…

[À cette voix quel trouble agitait tout mon être?
Quel fol espoir? Comment ai-je cru reconnaître?
Hélas! devant mes yeux déjà, pauvre insensé,
La même vision tant de fois a passé!
Non, non, c'est le remords, la fièvre, la délire!
Zurga doit tout savoir,] j’aurais tout lui dire!
Parjure à mon serment, j’ai voulu la revoir!
J’ai decouvert sa trace, et j’ai suivi ses pas!
Et caché dans la nuit et soupirant tout bas,
J’écoutais ses doux chants emportés dans l’espace.

Je crois entendre encore,
Caché sous les palmiers,
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramier!
O nuit enchanteresse!
Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!

Aux clartés des étoiles,
Je crois encore la voir,
Entr’ouvrir ses longs voiles
Aux vents tièdes du soir!
O nuit enchanteresse! etc
Charmant souvenir!

Esta outra interpretación, dun Kraus moito máis novo, pertence á película Gayarre (1958), e podémola escoitar gracias ó canal en YouTube de Onegin65. Aquí o texto cántao Kraus en italiano:

Mi par d’udire ancora,
o scosa in mezzo ai fior,
la voce sua talora,
sospirare l’amor!
O notte di carezze,
gioir che non ha fin,
o sovvenir divin!
Folli ebbrezze
del sogno, sogno d’amor!
Dalle stelle del cielo,
Altro menar che da lei,
La veggio d’ogni velo,
Prender li per le ser!
O notte di carezze!
gioir che non ha fin!
o sovvenir divin!
Folli ebbrezze
del sogno, sogno d’amor!
Divin sovvenir, divin sovvenir!

Febreiro 6, 2008 Posted by César Salgado | Bizet, Music, Opera, Vocal music | | Non hai comentarios